La Loi sur les Indiens et le projet de loi C-31: préoccupations pour les femmes des Premières nations
Les Autochtones ont le fort sentiment qu'en éliminant les principales formes de discrimination qui apparaissaient dans l'ancienne Loi sur les Indiens, on en a créé de nouvelles.
Par exemple, et comme le note le Rapport sommaire sur le projet de loi C-31, «les bandes qui, en vertu de la Loi, contrôlent leur propre code d'appartenance peuvent maintenant réduire l'admissibilité à certains droits et avantages qui étaient auparavant accordés automatiquement en même temps que le statut d'Indien ». De plus, une certaine discrimination sexuelle, censément effacée par les modifications de 1985, demeure. Lisez l'article sur le site des Affaires indiennes.
Adapté de : ainc-inac.gc.ca
Le réveil de la Nation Métis au Québec
Les Métis de première ou deuxième génération sont parfois trop près de leur nation d'origine et rencontrent des crises d'identité plus sérieuses. Dans certains cas, ils sont soumis au racisme et à l'incompréhension des nations qui les ont conçus, au système de la loi sur les Indiens ou au système ethnocentrique patriarcal ou matriarcal appliqué par les Premières nations.
Cette imposition de valeurs puristes de la part des parents, dilue bien souvent les valeurs essentielles qui doivent être enseignées à tout enfant issu de mariage mixte pour éviter un ramassis d'intérêts plus ou moins diffus et raisonnables et qui ne permettent pas aux enfants métis de faire un choix éclairé.
Adapté de : othermetis.net
Métis du Québec
Les premiers métis au sens de l'article 35 de la Charte canadienne des droits et libertés sont nés après l'arrivée officielle de la France en Amérique, fixée au mois de mai 1603 par la Cour suprême du Canada. Consultez le premier journal virtuel des Métis du Québec et de l'Est du Canada.
Adapté de : metisduquebec.ca

Madeleine Basile
Attikamekw, épouse d'Alain Castonguay, allochtone
Dans la quanrantaine, Atikamekw originaire de Wemotacim, Madeleine Basile est l'épouse d'Alain Castonguay et mère de leurs 4 enfants : Samuel et Rémy (dans la vingtaine), Sara (13 ans) et David (9 ans). Ayant perdu son père à l'âge de 5 ans, Madeleine a été élevée au sein du clan maternel, surtout par ses grands-parents. À cette époque, ils vivaient encore sur le territoire de façon nomade.
Elle voyait des «Blancs» à l'occasion, mais sans les fréquenter. À 7 ans, on l'envoie dans une école résidentielle pour enfants autochtones à Pointe-Bleue au Lac St-Jean. Elle y reste 10 ans en rendant visite à sa famille chaque été. Plus tard, elle complète ses études secondaires à Shawinigan.
Madeleine rêvait de devenir infirmière à cause de la grande gentillesse d'une soignante qui rendait visite à ses grands-parents dans son enfance. Mais elle rencontre Alain, l'amour de sa vie pour les 30 prochaines années. Elle n'a peut-être pas fait les études escomptées, mais elle est très engagée dans son milieu. NOTCIMI KITIGAN («On s'occupe de la forêt») est le nom donné à un immense terrain que Madeleine et Alain ont acheté en 1995. Elle y organise des réunions de cercles de partage et des cérémonies pour les familles de son groupe de guérison, mais aussi pour celles qui célèbrent «les premiers pas» de leurs enfants (La Tuque compte 200 familles autochtones). Cette coutume avait disparu de la culture Atikamekw en raison de l'évangélisation catholique.
Si elle a fait un retour en force au cours des 10 dernières années, c'est grâce à des travailleuses sociales comme Mary Coon de Wemotaci qui a ressuscité cette tradition pour le plus grand bien des familles. Depuis quatre ans, Madeleine travaille aussi sur un projet de guérison pour les victimes des écoles résidentielles et a organisé un colloque (NIKANIK : «Avenir», en atikamekw) avec des ateliers sur le rôle du père, l'approche holistique, le jeu éducatif et le traumatisme historique.

Alain Castonguay
Allochtone de Laval marié à Madeleine Basile
À la fin de la quarantaine, Québécois originaire de Laval, mari de Madeleine Basile et père de leurs 4 enfants, Alain est un travailleur de la construction. Il a toujours été attiré par ceux qu'on appelait à l'époque des «Indiens». Adolescent, il chasse et trappe dans les forêts de Laval, encore une campagne dans les années 1960-1970. L'une de ses tantes du côté maternel a épousé un Abénaki, qu'Alain aimait beaucoup. Par ailleurs, son père lui a révélé que son arrière-grand-mère était probablement Iroquoise, se souvenant que ses grands-tantes avaient l'air indien, ce que l'on dissimulait plus ou moins dans la famille. Alain, lui, a toujours été fier de ses ancêtres autochtones inconnus.
Il ne se sent bien que dans le bois. Sur la terre de 80 acres que lui et Madeleine ont aménagée, ils ont planté 25 000 arbres, bâti un garage, une grange pour les chevaux et un poulailler, creusé un lac pour la truite où l'on peut aussi faire du canot, et installé diverses constructions (tipi, tente de réunion, maison pour les enfants, tente de sudation). Alain a largement de quoi être heureux! En plus d'assister Madeleine à l'occasion dans les activités qu'elle organise pour les familles de son groupe de guérison, il se plaît à initier leurs deux plus jeunes à la faune et la flore du territoire.

Jean-Pierre Fontaine (Anisheniu)
Innu marié à Isabelle Courtois, Française
Outre son surnom d'Ange (Anisheniu), qu'il porte en l'honneur de son grand frère modèle et mentor, Jean-Pierre Fontaine pourrait aussi bien s'appeler «Mains magiques» tellement il est habile, versatile et inspiré! Originaire de Uashat Mak Mani-Utenam et vivant aujourd'hui à Saint-Alphonse-de-Rodriguez, Jean-Pierre est peintre, sculpteur, auteur-compositeur et guitariste. Avec sa compagne française Isabelle Courtois, il forme un duo qui chante des ballades en innu et en français.
Leur rencontre a eu lieu dans un Centre de guérison autochtone. À cause d'un problème de drogue, Jean-Pierre a dû choisir entre la prison et la thérapie médicale. Il n'a jamais regretté sa décision! Depuis, il est sobre et plonge avec bonheur dans l'art et la peinture, sa planche de salut. Même s'il n'y vit plus, il représente un modèle pour les gens de Uashat. La détermination et la créativité de Jean-Pierre inspirent les autres en leur démontrant qu'il est possible de se construire une vie saine et active sans consommer.

Isabelle Courtois (Isa)
Française mariée à Jean-Pierre Fontaine, Innu
Possédant une formation en médecine naturelle, Isabelle Courtois (Isa) s'est installée au Québec en mai 1999 avec mari et enfants sur l'invitation d'un Centre de guérison pour Autochtones. Deux mois plus tard, le couple se sépare. (L'ex-mari vit toujours dans la région où il a fondé une nouvelle famille).
En partageant son quotidien avec Jean-Pierre Fontaine, Isa a retrouvé dans les coutumes du peuple innu un style de vie que ses grands-parents ont reproduit toute leur vie dans leur village du Perche.
Avec Jean-Pierre, elle peint et fabrique de l'artisanat dans leur atelier. Ils organisent également des sessions de sensibilisation auprès des jeunes; ils discutent entre autres de mode de vie et de techniques de survie, de respect des animaux, racontent des légendes et parlent de la roue de médecine, un sujet qui fascine les jeunes. Ils veulent étendre cette activité aux camps de vacances et aux foyers d'accueil au Québec, mais aussi ailleurs au pays et en France.
Jean-Pierre retourne dans sa communauté environ trois fois par année pour visiter sa famille et ses cinq enfants issus d'une union précédente. Les trois enfants adolescents d'Isa vivent avec le couple.