Coordonnées des principaux organismes politiques autochtones du Québec
Sur le site du Secrétariat des affaires autochtones du gouvernement du Québec, on retrouve une liste à jour des principaux organismes politiques autochtones avec lesquels le gouvernement transige.
Adapté de : autochtones.gouv.qc.ca
Assemblée des Premières Nations (APN)
Selon les traités, les Premières nations entretiennent depuis très longtemps une relation unique avec la Couronne et la population du Canada. Cette relation est essentiellement une coexistence pacifique fondée sur un partage équitable des terres et des ressources et, en définitive, sur le respect, la reconnaissance et l'application des droits des Autochtones à s'autogouverner.
L'APN a pour mission de promouvoir la « restauration et l'amélioration » de cette relation et de veiller à ce qu'elle soit mutuellement bénéfique aux peuples des Premières nations. L'Assemblée des Premières Nations est un groupe de pression national autochtone.
Adapté de : afn.ca
Conseil Tribal de la Nation Algonquine Anishinabeg
C'est en 1992 que se tient l'assemblée générale de fondation du Conseil Tribal de la Nation Algonquine Anishinabeg dans la communauté de Kitcisakik. Le but premier est de faire de la représentation au niveau des revendications territoriales. À l'époque, cinq communautés se sont jointes à l'initiative.
Le siège social est à Kitigan Zibi, compte tenu de sa proximité avec Ottawa. Le Conseil prend donc son envol et se concentre sur des dossiers politiques n'offrant encore aucun service aux communautés.
Ce n'est qu'en 1996 qu'un architecte, un ingénieur et un conseiller en ressources humaines sont engagés. En 2004, le nombre d'employés du Conseil tourne autour de neuf personnes.
Adapté de : anishinabenation.ca
Conseil des Montagnais du Lac-Saint-Jean
Le Conseil des Montagnais du Lac-Saint-Jean est l'organisation politique et administrative de la Première nation des Pekuakamiulnuatsh (Ilnuatsh du Pekuakami). Le conseil de bande se compose d'un chef et de six conseillers élus selon la coutume locale.
La durée d'un mandat est de trois ans. Depuis plusieurs années déjà, le conseil de bande travaille à l'essor des Pekuakamiulnuatsh en s'inscrivant dans une démarche de prise en charge et d'autonomie politique, culturelle, sociale et économique.
Adapté de : mashteuiatsh.ca

Société Makivik - Histoire des premières manifestations politiques autochtones au Québec
À la fin des années 1960, il se passait d'importants événements qui allaient favoriser le développement d'organisations et d'actions politiques au Nunavik.
Sur la scène nationale, la décision Calder de la Cour suprême a constitué un moment décisif dans le contexte du système juridique canadien; en effet, c'était la première fois que les droits ancestraux étaient reconnus au-delà de la Loi sur les Indiens. Cette décision a sensibilisé le public à la nécessité de définir les droits des peuples autochtones. Découvrez l'histoire des premières manifestations politiques autochtones au Québec sur le site de la Société Makivik.
Adapté de : makivik.org

Ghislain Picard
Grand Chef de l'APNQL
Ghislain Picard est Innu (Montagnais), originaire de la communauté de Betsiamites. Après avoir amorcé des cours en arts et en communications en 1976 et effectué un bref séjour au sein de la fonction publique fédérale en 1978, il reçoit une offre du Conseil des Atikamekw et des Montagnais où il occupe divers postes jusqu'en 1983.
Il est agent d'information, chargé des relations avec les médias et a également la responsabilité de produire un périodique « Tepatshimuwin », destiné aux Atikamekw et aux Montagnais. En 1983, après avoir participé à la mise sur pied d'un réseau de radios communautaires au sein de sa nation, il devient co-fondateur de la Société de communication Atikamekw-Montagnais (SOCAM) qui diffuse encore aujourd'hui des émissions radiophoniques en langue autochtone à l'ensemble de ces deux communautés.
En 1989, plus actif politiquement, il est nommé vice-président au sein du Conseil des Atikamekw et des Montagnais. Il y représente, devant les instances gouvernementales, les communautés de sa région. En janvier 1992, il est élu chef régional au sein de l'Assemblée des Premières Nations pour la région du Québec et du Labrador (APNQL). En 2003, il reçoit l'insigne de Chevalier de l'Ordre national du Québec. En 2005, la France le fait à son tour Chevalier de la Légion d'Honneur.

Michèle Audet
Sous-ministre au Secrétariat à la condition féminine
Michèle Audet a été nommée, le 15 mars 2004, sous-ministre associée au ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration du gouvernement du Québec, chargée du Secrétariat à la condition féminine. Elle a également été la 8ième présidente de Femmes autochtones du Québec (FAQ). En épousant un Blanc, la mère de Michèle Audet, Évelyne Saint-Onge, perdait, ainsi que ses enfants, son statut d'Amérindienne. La Loi fédérale sur les Indiens, datant de 1876, stipule qu'une femme amérindienne qui se marie à un Blanc ne peut plus retourner vivre dans sa communauté. Séparée de la sienne depuis qu'elle est toute petite, Michèle a compris, à travers ses recherches et ses rencontres, les souffrances et les inégalités subies par son peuple.
Née à Maliotenam, elle a choisi de vivre en banlieue de Montréal avec son père tout en faisant régulièrement la navette entre Montréal et Maliotenam et a très peu connu le bois et la forêt. Son souhait le plus cher est sans nul doute l'abolition de la Loi sur les Indiens. Encore aujourd'hui, des milliers de femmes attendent leur statut d'Amérindiennes; elles sont 3000 à Kahnawake. Et la violence, elle, continue d'être omniprésente dans les communautés. Quelques 80% des femmes autochtones souffrent en silence de sévices physiques ou psychologiques. Près de 50% sont agressées sexuellement. La drogue, l'alcool, le suicide et les grossesses précoces sont en progression.