Fondation nationale des réalisations autochtones
«Le rire précolombien dans le Québec contemporain» de Rémi Savard pose le problème de la mise à l'écart volontaire des Indiens et des Inuits dans les discours, les débats et les discussions sur l'avenir du Québec. Plutôt refoulés dans l'arrière-pays, ils sont tenus incroyablement absents du projet politique national.
Mais les efforts des Québécoises et Québécois pour s'identifier de plus en plus au territoire les conduiront inévitablement à croiser sur leur route les Autochtones contemporains. L'ouvrage est disponible à la bibliothèque de l'Université de Montréal et dans quelques bibliothèques municipales du Québec.
Adapté de : naaf.ca
Centre de l'art indien
Créé en 1965, le Centre de l'art indien du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (MAINC) est un programme culturel du gouvernement fédéral voué au soutien et à l'essor des arts visuels des Premières nations au Canada.
Adapté de : ainc-inac.gc.ca
5 Nations
Vers l'année 1600, un premier système démocratique et autonome est formé en Amérique du Nord: «La confédération des 5 Nations» regroupant les Mohawks, les Onéidas, les Onondagas, les Caijugas et les Senécas.
Les Galeries d'Art Indien 5 Nations rend hommage à ce fait historique et invite le public à découvrir l'art impressionnant des Autochtones grâce à plus de 5 500 pièces aussi différentes les unes que les autres. Ces pièces proviennent des nations dispersées d'un bout à l'autre du Canada.
Adapté de : 5nations.qc.ca
Khewa
Khewa signifie le vent du nord qui te ramène doucement à la maison vers tes traditions. Khewa est une nouvelle initiative qui a pour but de promouvoir et de conserver la richesse de la culture autochtone. Khewa, dans une ambiance chaleureuse, ouvre une fenêtre sur la culture autochtone et crée des liens favorisant la compréhension entre Autochtones et Allochtones.
Adapté de : khewa.com
Le peintre Aness (Ernest Dominique)
Étoile montante parmi les artistes de la communauté autochtone, Ernest Dominique, qui signe ses tableaux sous le pseudonyme d'Aness, se passionne pour la peinture depuis sa plus tendre enfance. À la fois portraitiste et peintre animalier de grand talent, il nous offre une production vraiment impressionnante pour un artiste dans la jeune trentaine.
Adapté de : aness.ca

Virginia Pesemapeo Bordeleau
Artiste visuelle
En 1978, alors qu'elle a 27 ans, Virginia produit une première grande toile, L'indienne assise, un portrait de sa mère. En 1980, cette oeuvre est exposée dans le centre d'achat de Lebel sur Quévillon. C'est la naissance de l'artiste peintre Virginia. En 1984, elle expose en solo à Val d'Or.
Elle entreprend un BAC en arts plastiques en 1985, à l'Université de Val d'Or. Elle ose se servir des couleurs pures comme des verts sur les visages. À cette époque, on la compare à Gauguin. À partir de 1988, Virginia se tourne vers la spiritualité autochtone du monde cri. Elle fouille l'univers des animaux de pouvoir et exécute de nombreux tableaux à partir de ses recherches et de ses visions. Ses façons de peindre sont spontanées. Elle fait sortir les images en les suggérant sans les réfléchir.
Sa dernière grande exposition de tableaux date de 1995 à Rouyn-Noranda.
En 1998, elle s'envole pour le Danemark avec quatre autres artistes d'Abitibi pour installer des mâts totémiques dans le cadre des fêtes marquant le 1 000ème anniversaire de la ville de Roskilde ainsi que les 100 ans de l'Abitibi colonisée. Récemment, elle a réalisé un projet pour le Musée des Abénakis d'Odanak. Elle a installé sept mâts totémiques de 15 pieds, gravés de formes animales et incrustés de 28 masques différents.
Les oeuvres de Virginia Pésémapéo Bordeleau ont été exposées au Canada, au Mexique, en Europe, plus particulièrement en France comme à Saint-Malo dans le cadre de l'année internationale des Peuples autochtones. Loto Québec a fait l'acquisition d'une de ses oeuvres pour sa collection et on ne compte plus les propriétaires d'oeuvres de Virginia qui possèdent des collections privées.

Nicole O'Bomsawin
Directrice du Musée D'Odanak
Nicole O'Bomsawin est une anthropologue de formation. Elle est aussi directrice générale du Musée des Abénaquis (Waban-Aki) et membre du groupe-conseil sur la politique du Patrimoine culturel du Québec et du Comité pour la réconciliation de la Conférence des évêques du Canada. Situé dans une ancienne école à Odanak, le Musée des Abénaquis a tout récemment été agrandi avec trois nouvelles salles d'exposition qui s'ajoutent aux espaces déjà existants.
Préserver des objets dans un musée est nouveau chez les Autochtones. Nicole O'Bomsawin explique que ces derniers recyclaient sans cesse les objets, les transformaient et les réutilisaient. La culture de l'héritage des Autochtones n'était donc pas matérielle mais orale; les objets ne se transmettaient pas d'une génération à l'autre. Le Musée des Abénakis d'Odanak qui a ouvert ses portes en 1962, est le premier espace au Québec à exposer des collections et des souvenirs autochtones.
Instrument de transmission culturel important, le musée renseigne le public sur l'énorme contribution des Abénaquis à la société québécoise. Nicole O'Bomsawin se définit comme une femme intégrée à la société québécoise mais elle ne perd jamais de vue sa langue, ses racines et l'histoire de son peuple. L'architecture du nouveau musée est fortement imprégnée de cette culture.
Adapté de : culture.ca

Diane Labelle
Directrice de la Guilde canadienne des métiers d'art
Diane Labelle oeuvre à titre de Directrice générale de la Guilde canadienne des métiers d'art depuis 2003. 30 ans dans le milieu lui ont permis d'y faire sa marque tant par ses qualités de gestionnaire que par sa volonté de mieux faire connaître les métiers d'art. Elle a dirigé, à titre de directrice des opérations et du marketing, le Salon des métiers d'art du Québec en plus d'organiser de nombreuses expositions au Canada, aux États-Unis et en France.
Aujourd'hui, en accord avec la mission de la Guilde qui oeuvre depuis bientôt 100 ans, Diane Labelle travaille énergiquement à encourager, préserver et diffuser l'art inuit, l'art amérindien et les métiers d'art. Ainsi, grâce à ses efforts soutenus, la galerie de la Guilde offre une vitrine exceptionnelle non seulement aux artistes reconnus, mais aussi à la relève, dans le quartier prestigieux des musées et des galeries de la rue Sherbrooke.