Aboriginal Filmmaking Program (AFP)
Le Studio One d'Edmonton est le premier organisme public à consacrer des fonds à la production de films et de vidéos réalisés par des membres des Premières nations. Après de longues consultations avec la communauté cinématographique autochtone, l'ONF confirme son engagement en établissant l'Aboriginal Filmmaking Program (AFP).
Ce programme a été créé à l'échelle nationale pour encourager et appuyer la production ou la coproduction d'oeuvres audiovisuelles pertinentes, innovatrices et d'excellente qualité, par des cinéastes autochtones des diverses régions du pays et contribuer au perfectionnement professionnel des Autochtones oeuvrant dans l'industrie canadienne du film et de la télévision.
Adapté de : onf.ca
Nos cinéastes autochtones par-delà nos frontières
Article datant du mois d'août 2004 portant sur la mondialisation des cinéastes autochtones canadiens, paru dans le portail Internet Planète autochtone.
Adapté de : dfait-maeci.gc.ca
K8e K8e
K8e K8e, en opération depuis septembre 2000, se spécialise dans les productions artistiques et culturelles. K8e K8e a été fondée dans le but de favoriser la production et la promotion de l'art par les médias les plus efficaces qui soient. K8e K8e veut aider les artistes à trouver les meilleurs outils de communication et techniques pour développer et promouvoir leur art.
À ce titre, la participation à des montages financiers (packaging) pour la production et la promotion des individus, des groupes et des compagnies autochtones sont à prévoir. Le respect des droits d'auteur sera à la base de toute entente et projet.
Adapté de : k8e.ca
Elisapie Isaac - Taima
Cinéaste, auteure-compositeure-interprète, originaire de Salluit au Nunavik dans le «Grand Nord». Autochtone, Inuk, s'exprimant en inuktitut, en français et en anglais, née d'une mère inuk et d'un père terre-neuvien, Elisapie Isaac a été adoptée à la naissance par une famille inuite. Elle a formé le duo musical Taima avec Alain Auger. Le mot Taima signifie «assez» en inuktitut.
Adapté de : taimaproject.com
Festival Présence autochtone
Terres en vues organise à chaque année le festival Présence autochtone. Le 21 juin est le Jour national des peuples autochtones. Le volet «Films et vidés autochtones» du festival inclut des oeuvres audiovisuelles récentes sur les Premières nations des Amériques, accordant la priorité aux oeuvres réalisées par des Autochtones, mais en ouvrant aussi ses portes aux réalisations non autochtones sur des thèmes amérindiens et inuit.
Vous êtes donc invités à soumettre vos oeuvres récentes reflétant la vie des communautés autochtones et leur monde réel et imaginaire, ainsi que leurs coutumes, leur culture, leur spiritualité et leur histoire.
Adapté de : nativelynx.qc.ca

Elisapie Isaac
Auteure, compositeure, interprète et réalisatrice
Elisapie Isaac est une cinéaste de 30 ans originaire de Salluit au Nunavik. Née d'une mère inuk et d'un père terre-neuvien, elle a été adoptée à la naissance par une famille inuite et élevée selon leurs traditions.
En 1998, elle est venue à Montréal pour faire des études en communication. Elle a participé à la production d'un documentaire intitulé Les Peuples Circumpolaires. En 2003, elle signe un premier documentaire d'auteur
Si le temps le permet, produit par l'ONF. Primé au Festival Présence autochtone, le film, prend la forme d'une lettre cinématographique que la cinéaste adresse à son grand-père pour lui demander si la culture inuite peut véritablement survivre. Ce grand-père, décédé depuis quelques années, avait milité contre l'entente de la Baie James qui a radicalement transformé la vie des peuples autochtones du Grand Nord depuis 30 ans. Elisapie Isaac poursuit une carrière musicale au sein de Taima Project, un duo qu'elle a formé avec le musicien québécois Alain Auger et dont les compositions s'inspirent de la culture inuite.
La vie bouge vite pour Elisapie en ce moment, les éloges ne cessent de pleuvoir et elle est très sollicitée par les médias. Elisapie est une belle femme grande et mince au visage expressif et au sourire engageant. Elle possède une personnalité charmante, paraît sûre d'elle-même et confiante dans son cheminement et ses choix de vie. Elle s'exprime facilement et avec justesse livrant des propos réfléchis en français, anglais ou inuktitut.

Paul Ricard
Producteur, réalisateur et directeur photo
Paul Ricard est un Cri Muskego né à Moose Factory dans le nord de l'Ontario. Il travaille comme producteur, réalisateur et directeur photo, notamment en association avec plusieurs structures de production dont Nutaaq Media Inc., Wildheart Productions, Wawatay, CBC North et l'Office national du film.
En 1996, il écrit, tourne et réalise son premier documentaire d'auteur intitulé «Ayouwin: A Way of Life». Ce film raconte l'histoire de son père, un trappeur de Moose Factory en Ontario. Produit par Wildheart Productions, il a été diffusé dans le cadre d'une série sur les Premières nations à l'antenne de TVOntario. En 1997,
Paul réalise «Okimah», film qui traite des connaissances transmises par les okimah ou maîtres -chasseurs cris et suit la chasse a l'oie, une activité annuelle essentielle à la survie de cette culture amérindienne. Ce film, produit par Germaine Wong à l'ONF, est lancé en format 35mm au Festival International du Film de Vancouver en 1998.
Il y a 6 ans, Paul Ricard fonde Mushkeg Média, une société de production spécialisée dans les films et vidéos qui explorent les dossiers contemporains des Premières nations, notamment les questions environnementales et culturelles et la lutte des peuples amérindiens pour leur autonomie économique et politique. En mars 2004, Paul Ricard est invité par le National Screen Institute à donner une série d'ateliers ou cours de maître destinés aux jeunes cinéastes autochtones.

Nick Huard
Technicien de son, conseiller décors et costumes
Nick Huard, 59 ans est un Micmac originaire de la communauté de Listuguj dans la Baie des Chaleurs. Nick est une personne joyeuse, motivée. Sa passion pour la photographie et le design l'a amené à New York à la fin des années 60 pour faire des études en mode dans un collège professionnel.
À son retour au Canada, il travaille comme photographe dans l'Arctique pour le compte du gouvernement canadien. Comme photographe indépendant pour l'agence de Presse Canadienne (PC) pendant les années 70, Nick a beaucoup roulé sa bosse, couvrant plusieurs guerres (VietNam, Nicaragua, Beyrouth, El Salvador et Guatemala).
Il a travaillé 7 ans à l'emploi de CBS à New York, à l'époque où les reportages se tournaient encore en pellicule noir et blanc avec une caméra 16mm reliée par câble à une enregistreuse à bobine utilisant le ruban audio. Par la suite, il revient au Canada et travaille 8 ans comme technicien de son pour la CBC.
Nick est présentement à son compte. Il a à son crédit plus de trente productions de longs métrages fiction dans lesquels il a rempli diverses fonctions : technicien audio, régie et logistique, consultant aux décors, costumes et accessoires, notamment pour les films «Grey Owl» et «Education of Little Tree» (produit par Jake Hebert de «Dancing with Wolves»). Nick adore son métier et il est souvent en demande sur des productions ou émissions traitant de la culture amérindienne.
Néanmoins, il déplore l'attitude encore trop fréquente chez certains producteurs (sans les nommer) qui font appel à ses services uniquement pour les contrats à contenu autochtone, au lieu de le juger sur ses compétences de technicien audio averti.