Le Cercle sportif autochtone (CSA)
Le Cercle sportif autochtone (CSA) se veut le porte-parole national du sport autochtone et réunit les intérêts des Premières nations, des Inuits et des Métis. Fondé en 1995, le CSA est le fruit d'un consensus national qui vise à répondre à la volonté des peuples autochtones d'obtenir un accès amélioré et équitable à diverses activités sportives et récréatives.
Adapté de : aboriginalsportcircle.ca
Le Programme national des modèles autochtones
Le Programme national des modèles autochtones met en valeur les accomplissements de jeunes des Premières nations, Inuits et Métis. Il est conçu pour aider les jeunes Autochtones à poursuivre leurs rêves. Ce programme est parrainé par l'Organisation nationale de la santé autochone http://www.naho.ca et il est financé par Santé Canada.
Adapté de : naho.ca
Association canadienne de crosse
Bien avant que les Anglais, les Français et les nombreux autres immigrants vers notre continent ne rivalisent pour bâtir le Canada, les sociétés et les cultures autochtones avaient la suprématie en Amérique du Nord.
Malheureusement, les Canadiennes et les Canadiens connaissent très mal la nature et la complexité des sociétés des Premières nations. Ils comprennent et apprécient encore moins les rituels et les activités de ces cultures. La crosse, en raison de son histoire unique, est un des éléments de la culture autochtone qui a été adopté par la société canadienne.
Adapté de : lacrosse.ca
Musée Virtuel - Jeux autochtones de l'Amérique du Nord
Vivez l'expérience des jeux et des sports autochtones ! Grâce à ces activités interactives, explorez les qualités et les vertus qui font les grands athlètes : habileté, esprit d'équipe, agilité, discipline, vigueur, sens de la stratégie, force et vitesse.
Adapté de : virtualmuseum.ca
École Kassinu Mamu
Voici le site Web de l'école secondaire Kassinu Mamu où nous avons tourné une partie des images de l'épisode « Se surpasser » de la série Tshinanu. Située à Mashteuiatsh, Kassinu Mamu est une école montagnaise qui compte 106 élèves.
On y dispense l'enseignement pour les trois premières années du secondaire. On y retrouve également le programme ISPJ 1 et 2. En plus de l'enseignement, Kassinu Mamu offre des services d'orientation scolaire, d'information scolaire, d'administration étudiante à plus de 800 étudiants. Les services de la bibliothèque et du centre d'accès communautaire sont aussi disponibles dans cette école.
Adapté de : monecole-myschool.com

David Gill
Coureur
Malgré son jeune âge, David Gill peut être considéré comme un modèle, non seulement pour les jeunes autochtones, mais bien l'ensemble de la jeunesse d'ici et d'ailleurs. Dynamique et loquace, l'athlète mène de front sa carrière sportive et ses études, en consacrant les énergies nécessaires pour réussir dans les deux domaines.
Son entraîneur, Fabien Basset, du Club d'Athlétisme Rouge et Or de l'Université Laval de Québec, affirme que le jeune coureur possède courage, volonté, persévérance, détermination et assiduité, bref, les qualités essentielles qui font les grands champions. Au niveau scolaire, David décide qu'étudier en anglais et maîtriser cette langue ne peuvent qu'être des atouts pour sa carrière. C'est pourquoi il fréquente le Cégep anglophone St-Lawrence de Québec où il étudie aussi l'allemand et l'espagnol. Il y investit le maximum de son temps, de façon à obtenir les meilleurs résultats possibles.
Après l'étape collégiale, c'est l'université où, en terme de choix de carrière, il hésite entre l'enseignement, l'éducation physique et la physiothérapie. Tout son temps est orienté vers les études et l'athlétisme, n'ayant même pas la possibilité de pratiquer d'autres sports par crainte de se blesser. Ainsi va la vie d'athlète.
David Gill est fier de ses origines autochtones. Parmi ses objectifs à long terme, outre le fait de réussir dans le domaine de l'athlétisme, figure l'espoir de devenir un bon ambassadeur des Premières nations du Canada.
Dans le milieu autochtone, il a déjà commencé à s'impliquer activement. En 1999, il a été responsable, en plus d'être participant, de la délégation des Premières nations du Québec qui a participé aux Jeux autochtones nord-américains de Fargo, au Dakota du Nord. De plus, il a agi comme entraîneur dans plusieurs disciplines sportives lors des Jeux amérindiens inter-bandes qui réunissent, à chaque été, la jeunesse sportive autochtone. Pour tous ces jeunes des communautés, David Gill est un modèle à suivre.

Pierre Gill
Père de David Gill
Pierre Gill, le père de David, a toujours supporté son fils. Dans l'émission, il explique pourquoi il a poussé son garçon à utiliser son habileté physique et sa passion pour la course pour s'ouvrir des portes dans le monde sportif et professionnel.

Mélissa Launière
Professeure d'éducation physique, École Kassinu Mamu
Mélissa Launière est professeure d'éducation physique ainsi que responsable des sports à l'école Kassinu Mamu. Située à Mashteuiatsh, l'école montagnaise compte un peu plus de 100 élèves.
Mélissa s'évertue depuis toujours à motiver ses classes en organisant différentes activités sportives comme le basket-ball, le volley-ball et le hockey. Elle a aussi instauré un programme d'activités à l'extérieur de l'école. Dans le cadre de ce cours, ses élèves effectuent des sorties régulières en canoë à raison de 3 fois par semaine. Ainsi, elle intègre les activités traditionnelles à celles enseignées par l'école secondaire.
Mélissa explique qu'il est beaucoup plus facile de transmettre un message à des jeunes, s'ils sentent qu'ils acquièrent des connaissances utiles ou qui les touchent directement. Que ce soit avec les sports bien connus ou les sports traditionnels, elle lance toujours des défis à ses élèves et espère que le goût pour l'accomplissement de soi qu'elle essaie de développer chez eux leur permettra de se surpasser. Mélissa utilise plusieurs tactiques pour donner la piqûre à ses étudiants. Sa priorité est de provoquer une étincelle pour allumer le feu de la passion sportive qui vit à l'intérieur de chacun d'entre eux.
Chez certains, c'est le basketball, le volleyball ou le hockey, chez d'autres, se sont les sports traditionnels comme le canoë, la crosse ou les excursions en forêt. Peu importe leurs préférences, la priorité demeure la création et le maintien d'un sentiment de fierté et d'appartenance. Comme David l'a fait, Mélissa espère que son programme sportif stimulera le courage et le désir de voyager d'autres jeunes dans le but de se surpasser et de concrétiser leurs rêves.

Gilles Larouche
Directeur de l'École Kassinu Mamu à Mashteuiatsh
Gilles Larouche est un «Pekogami Innu» (Innu du Lac St-Jean) élevé à Chicoutimi. Mais il se rappelle son enfance, où durant toutes les fins de semaine, il allait visiter son grand-père à Mashteuiatsh. Son attachement à ce territoire ne s'est jamais démenti. Immédiatement après ses études en éducation à l'Université du Québec à Chicoutimi, il s'installe à Mashteuiatsh et commence à enseigner. Ayant gravi les échelons un à un, il dirige depuis le début des années 2000 l'école Kassinu Mamu.
Cette école qui existe depuis le début des années 90, a véritablement pris son envol lorsque le programme d'enseignement du secondaire 1, 2 et 3 a été rapatrié en 1995 des écoles allochtones québécoises vers Mashteuiatsh. Depuis ce temps, le sentiment de fierté et d'appartenance à une communauté autochtone a considérablement grandi chez les jeunes.
Il faut dire que les efforts de Gilles Larouche et de son personnel enseignant y est pour quelque chose. Cela fait quelques années que tout le programme éducatif ainsi que de nombreuses activités sportives et culturelles de l'école intègrent la culture innue aux activités pédagogiques. Et depuis quelques temps, des modèles de réussite sportive issus de la communauté s'imposent et stimulent la fierté des jeunes. Le coureur David Gill en est un exemple.
En plus, Mashteuiatsh a investi de nombreux efforts dans les services communautaires qui minimisent, préviennent ou éliminent carrément les problèmes sociaux actuels ou potentiels avec les jeunes. Les résultats positifs de ces efforts sont observables et mesurables : le taux de décrochage scolaire de 2% est parmi les plus bas au Québec; il est même inférieur à celui des écoles allochtones québécoises. Le taux de suicide est comparable au reste du Québec. Et la délinquance est un phénomène marginal sur le territoire.
Pour Gilles Larouche, l'éducation des jeunes est plus qu'un service public. C'est une vocation et une raison de vivre.