Recettes indiennes et survie en forêt
Publié en 1972, le livre «Recettes indiennes et survie en forêt» de Bernard Assiniwi est devenu un classique du genre. Il contient près de 100 recettes, de la soupe au dessert, à base des produits de notre terroir : gibiers, poissons, plantes et fruits comestibles.
Il est remarquablement complété par un chapitre sur la survie en forêt et un autre sur la nourriture d'urgence qui sont abondamment illustrés. Un livre phare pour les gourmets et les passionnés de la forêt. Paru dans la Collection Ni't'chawama chez Leméac Éditeur, cet ouvrage peut être trouvé dans plusieurs bibliothèques municipales au Québec.
Tshibakwen Tshikamenanou
Ce livre de cuisine traditionnelle autochtone a été écrit par Eve Wapachee, un femme crie de Waswanipi. Il contient des recettes traditionnelles autochtones telles que le Castor grillé aux pommes de terre, le Ragoût de lièvre servi avec riz sauvage, le Ragoût d'orignal et la Soupe à la perdrix. L'ouvrage contient aussi une foule d'informations précises sur la façon de préparer et d'entretenir le feu de cuisson. Il aborde également la question du maintien de la santé par les aliments traditionnels.
Pour se procurer le livre, il s'agit de communiquer avec :
Centre d'amitié autochtone de Senneterre
M. Louis Bordeleau
Tél.: (819) 737-2324
Courriel: ceaas@hotmail.com
Cuisine amérindienne, un nouveau regard
Dans Cuisine amérindienne, un nouveau regard, André Michel a démontré à quel point la cuisine amérindienne contribuait à enrichir la cuisine internationale, un lien pas si évident à tracer à prime abord. De la Bannique au Tartare de saumon, en passant par le Consommé d'ours ou encore la Mignonnette de caribou au vin de bleuets.
Publié aux Éditions de l'Homme, le livre est disponible dans les librairies.
Restaurant La Sagamité
Un nouveau restaurant voit le jour à Wendake (anciennement Village-des-Hurons). L'ambiance autochtone est au rendez-vous, le menu, la décoration avec ses trois magnifiques totems, les grandes fenêtres, la terrasse, le tout agrémenté par le son de la chute Kabir Kouba qui vous transportera en terre de paix. Le menu très original est composé de mets autochtones, canadiens et internationaux. Le chef vous en met plein la vue avec la Potence de gibier fumé (unique au Québec) ou encore avec la Pizza de gibier fumé et aussi avec ses desserts maison dont la célèbre Tarte au sirop d'érable.
Adapté de : wendake.com

Jardin des Premières nations
Le Jardin des Premières Nations met en valeur les connaissances botaniques et les activités des Premières nations en lien avec le monde végétal. Il est aménagé en quatre zones: la forêt de feuillus, la forêt de conifères, la zone nordique, un pavillon d'interprétation et une aire de rassemblement. Le pavillon d'interprétation propose une exposition permanente portant sur le savoir relié au monde végétal.
Le Jardin fait constamment appel aux communautés autochtones afin d'offrir des commentaires et de l'animation authentiques. Ce sont donc des Autochtones qui guident les visites et les démonstrations du savoir-faire.
Adapté de : ville.montreal.qc.ca

Marie-Michelle Allard
Consultante Groupe Nekiera'ha
Marie-Michelle Allard connaît les Aliments Toka depuis déjà plusieurs années. C'est elle qui a contacté la compagnie pour participer à leur premier SIAL (Salon international de l'alimentation) à Montréal et qui a discuté avec eux pour l'organisation du festin de Wendake.
Elle a eu l'occasion de goûter elle-même les mets servis lors de ce festin et de donner son appréciation du nouveau type de service inventé par les Aliments Toka pour cette occasion spéciale.

Henri Picard
Les Aliments Toka
Depuis une dizaine d'années, plusieurs intervenants ont participé à l'évolution de la cuisine des Premières nations et en faire une gastronomie recherchée par les grandes tables. Des entreprises autochtones en agroalimentation ont adapté les produits ancestraux aux besoins des gourmets.
Les Aliments Toka figurent parmi les pionniers dans ce domaine. L'entreprise huronne-wendat développe un concept de fine cuisine évolutive amérindienne. Aucun ingrédient de base n'est cultivé. Les cueilleuses et cueilleurs s'affairent à récolter «à la main», sans machinerie, des ingrédients à l'état sauvage: l'amélanchier, l'airelle de montagne, la cerise de Virginie, le coeur de quenouille, les pointes d'épinette, la câpre de la marguerite blanche (le bouton), la crosse de fougère, etc. Les employés de l'entreprise assurent la transformation de ces ingrédients. Au Québec, les produits sont vendus entre autres à Kahnawake, au Jardin botanique de Montréal, au Biodôme, au monastère d'Oka et au Village huron de Québec.
Henri Picard se promène à travers le monde entier, à la recherche de distributeurs spécialisés en aliments fins ou réputés auprès des boutiques gastronomiques. Les Aliments Toka ont également commencé à offrir des services de traiteur, mettant à l'honneur les produits étiquetés «délices sauvages».

André Michel
Ethnographe, peintre et auteur du livre «Cuisine amérindienne, un nouveau regard»
André Michel est un peintre et ethnographe français qui a décidé de s'installer dans le nord du Québec en 1970. Ses travaux de peinture sont centrés sur les Amérindiens. À cette époque, il côtoie quotidiennement les Montagnais et les accompagne en forêt. Durant ses premières excursions avec eux, il ne voulait pas vivre au crochet de ses hôtes et s'amenait lui-même à manger.
Il a dû se résoudre assez vite à accompagner les Autochtones dans leurs repas. Il a mangé de tout: des sagamités innues, de la bannique, de la graisse animale. tout ce que les Autochtones trouvaient dans la nature environnante.
André Michel a remarqué qu'en communion avec la nature, les Innus mangeaient d'une façon qui convenait bien aux intempéries climatiques ainsi qu'aux exigences imposées par les tâches quotidiennes. Il publie, en 1996, «Cuisine amérindienne, un nouveau regard» aux Éditions de l'Homme, un travail qu'il a réalisé de pair avec une journaliste et critique gastronomique bien connue.
André Michel souhaite montrer l'importance de l'apport de la cuisine amérindienne à la cuisine internationale, un lien pas si évident à première vue. C'est aussi pour démontrer que les Amérindiens avaient une culture gastronomique qu'André tenait à faire ce livre. «On doit beaucoup aux Amérindiens, notamment pour ce qui est de leur façon de conserver la viande.»

Steve Gros Louis et Jean Olivier
Restaurant La Sagamité
Steve Gros Louis est propriétaire du restaurant La Sagamité et Jean Olivier en est le chef cuisinier. Tous les deux sont passionnés par leur travail. Dans la culture traditionnelle autochtone, la sagamité désigne une bouillie de farine de maïs à laquelle on ajoute de la viande ou du poisson.
À Wendake, au coeur du quartier historique, à deux pas de la puissante et belle chute Kabir Kouba sur la rivière Saint-Charles, La Sagamité est un restaurant spécialisé dans les gibiers et les mets d'origine amérindienne. Implanté depuis 1999 dans la communauté, le restaurant offre des mets à base de bison, de cerf, de caribou, d'autruche et de daim, de maïs, de fèves et de courges, mais aussi de bleuets et d'érable!