Profil socio-économique des coopératives autochtones au Canada
Ce document fait partie d'une étude de recherche plus considérable qui porte sur le mouvement coopératif autochtone. L'étude a été faite par la Canadian Co-operative Association et par le Conseil canadien de la coopération.
L'objectif de l'étude était d'acquérir des connaissances sur la situation actuelle des coopératives autochtones et l'apport de ces dernières au développement des régions et des collectivités et d'en prendre davantage conscience. Ce document élaboré comme annexe à l'étude complète, est axé notamment sur les mesures clés du rendement socio-économique des coopératives autochtones.
Adapté de : agr.gc.ca (pdf)
Puvirnituq Cooperative
Au Nunavik (Québec), chaque village possède sa propre coopérative. Celle-ci répond à l'ensemble des besoins de la communauté. Les coopératives au Nunavik ont en effet cette particularité d'être multifonctionnelles. Elles permettent d'une part, l'écoulement d'une partie de la production locale sur les marchés du sud et, d'autre part, l'approvisionnement en biens de consommation. Les coopératives au Nunavik ont donc joué dès leur implantation un rôle central dans le développement de la région.
Adapté de : ainc-inac.gc.ca
Coopérative de travailleurs de Mastigouche
L'histoire de Mastigouche (qui signifie «là où le bois est petit» et que les Abénakis prononcent «Matshigosse») est celle de chasseurs, de pêcheurs, de cueilleurs, de trappeurs, de défricheurs, de fabricants de canots d'écorces, de coureurs des bois, de colons, d'aventures de guides de chasse et de pêche de clubs privés. C'est l'histoire de l'existence difficile que connurent ceux et celles qui, dans une première étape, modelèrent l'image du territoire de Mastigouche.
Adapté de : cooptm.qc.ca
Les coopératives autochtones au Canada
Au Canada, on compte environ 133 coopératives autochtones dont le plus grand nombre se trouve dans les régions nordiques de l'Arctique. Les coopératives autochtones répondent à divers besoins, et servent surtout à approvisionner les collectivités éloignées.
Elles jouent également le rôle important de négociants en objets d'art et d'artisanat, en riz sauvage, en poissons ainsi qu'en crustacés et coquillages. Quelques coopératives ont montré qu'il était possible d'offrir du logement dans des collectivités urbaines, besoin essentiel présentant un potentiel considérable pour le développement futur.
Adapté de : coop-studies.usask.ca (pdf)

Essipit
Essipit.com est le site Internet que la communauté a mis sur pied pour attirer la clientèle touristique : «Au coeur d'une nature majestueuse, les quelque 200 Autochtones de la réserve amérindienne témoignent fièrement des richesses de leur héritage culturel et de leur identité profonde. Venez découvrir leurs trésors et partager leurs coutumes bien adaptées à leur mode de vie actuel.»
Adapté de : essipit.com

Réginald Moreau
Directeur général de la communauté d'Essipit
Réginald Moreau et ses deux cousins Ross en avaient assez de la morosité économique de leur communauté. À la fin des années 70, ils ont décidé qu'il était grand temps de faire bouger les choses à Essipit. Pour commencer, Denis Ross a été nommé comme chef de bande.
Tous trois se sont ensuite adressés au Ministère des Affaires indiennes pour faire valoir leur désir de prendre en charge les besoins de la communauté et aussi pour se trouver un salaire. Réginald et ses cousins ont commencé par établir une planification stratégique pour orienter le développement de leur collectivité. C'est pourquoi, ils ont fait du porte à porte et ont consulté les résidents d'Essipit pour dresser l'inventaire de leurs ressources et faire le bilan de leurs idées et de leurs besoins. Quelques années plus tard, le projet de coopérative de Réginald Moreau et des frères Ross était sur pied et a permis à la communauté de se relever.

Marc Genest
Responsable du développement économique d'Essipit
Marc Genest a été engagé en 1992 comme responsable du développement économique d'Essipit. Il conseille entre autres les gens d'affaires de la communauté en les dotant des outils nécessaires pour qu'ils puissent démarrer leurs entreprises. Il agit également comme intermédiaire entre les organismes de financement, les ministères et la communauté.
Marc adore Essipit, même s'il n'en est pas originaire (il est issu d'une communauté autochtone du Lac Saint-Jean). L'esprit d'appartenance qu'il y a trouvé et la cordialité des gens d'Essipit alimentent son désir de s'engager toujours davantage pour leur mieux-être. Bref, il est amoureux fou de sa région d'adoption!

Denis Ross
Chef de bande d'Essipit
Né à Essipit, Denis Ross est chef de bande depuis près de 25 ans. Il enseigne également depuis 30 ans au secondaire, mais pas à Essipit puisque la communauté n'a pas d'école. Il a fait ses études à Montréal. C'est un homme jovial et très impliqué.
Comme son père a été chef avant lui, Denis connaît l'historique de la communauté, et s'est toujours tenu au courant des affaires qui s'y font. Il a d'abord été conseiller avant d'être élu chef par ses pairs. Il rêve de rendre l'enseignement de l'innu obligatoire à l'école primaire pour les jeunes. D'après lui, c'est une action essentielle à la survie de la culture locale. Selon Denis Ross, les principaux atouts d'Essipit se résument à un fort sentiment d'appartenance de ses membres, ce qui fait que toutes les entreprises bénéficient des services d'un «personnel A1». Pour lui, les arguments de vente de la région sont essentiellement la beauté du paysage et la chaleur de ses habitants.

Diane Moreau
Responsable de l'accueil aux Croisières Essipit
Âgée d'une cinquantaine d'années, Diane est la soeur de Réginald Moreau, l'un des instigateurs de la relance économique à Essipit, et la cousine du chef Denis Ross. Elle a grandi à Essipit, mais elle a dû se soumettre à la loi indienne et quitter sa communauté quand elle s'est mariée à un Blanc de Bergeronnes en 1965. Cette Loi s'étant assouplie depuis, Diane a pu réintégrer son milieu en 1992.
Ses parents ne travaillaient pas sur la réserve et son père était souvent employé à contrat par les entreprises forestières. Diane est préposée à l'accueil aux Croisières Essipit depuis 10 ans. Elle est très fière de parler de sa culture aux touristes et de faire découvrir le savoir-faire autochtone. Grâce à l'essor économique que connaît Essipit, elle peut désormais habiter et travailler dans sa région natale. Le plus beau, selon elle, c'est que maintenant tout le monde a du travail et un rôle à jouer dans la communauté.
Diane est reconnaissante aux administrateurs d'Essipit d'avoir permis à tout le monde de se prendre en main. Ce sentiment d'appartenance, cette identité retrouvée, elle les sent également chez ses enfants dont sa fille Suzie, qui occupe les fonctions de directrice de l'éducation et de la culture au sein du conseil de bande. Les enfants d'Essipit renouent avec leurs racines. Pour Diane et sa fille, l'avenir professionnel et personnel se passe chez elles, dans leur communauté.

Kim Moreau
Étudiante - travaille au centre de réservation des Croisières Essipit
Âgée de 20 ans, Kim Moreau fait partie de la génération montante d'Essipit. C'est là qu'elle a grandi avant d'aller étudier à Jonquière et à Chicoutimi. Elle termine actuellement son DEP en secrétariat à Bergeronnes. Kim occupe deux emplois à Essipit : elle est surveillante à la maison des jeunes et travaille au centre de réservation.
Elle y reçoit les appels de nombreux touristes en provenance de partout dans le monde qui réservent, souvent un an à l'avance, leur séjour dans ce coin de pays bordé par la mer. Kim a profité des cours dispensés aux jeunes de la communauté afin de se familiariser avec sa culture et ses origines. Elle se dit heureuse d'avoir appris toutes ces notions, car elle saisit d'autant mieux l'importance de cet héritage que ses parents ont failli perdre.

L'honorable Aurélien Gill
Sénateur
Ami du père de Denis Ross, Aurélien Gill a bien connu celui-ci durant les années 70. Il vient mettre en perspective le développement de la petite communauté d'Essipit par rapport à l'histoire de l'essort économique et social des Premières nations.
Nommé sénateur par l'honorable Jean Chrétien, il représente le Québec et la division sénatoriale de Wellington. Il occupe ces fonctions depuis le 17 septembre 1998. Il est membre des comités sénatoriaux des peuples autochtones, des régies internes, budgets et administration et fait partie de groupes parlementaires tels que l'Association parlementaire Canada-Royaume-Uni, l'Association parlementaire du Commonwealth et l'Association des amis de l'UNESCO. Les questions autochtones l'intéressent spécialement. Homme d'affaires amérindien bien connu, le sénateur Gill est un militant infatigable au niveau local et un ardent défenseur des intérêts des Autochtones au Canada.
Tout récemment, le sénateur Gill s'est consacré en particulier aux petites entreprises. Il est cofondateur et président de la société de portefeuille Les Gestions Gamac P.N. qui contrôle Air Roberval, Aviation Québec-Labrador et Air BGM. Outre les affaires, il a fait carrière dans l'enseignement et dans l'administration où il a occupé divers postes, dont celui de directeur général du ministère des Affaires indiennes et du Nord au Québec.
Adapté de : liberal.parl.gc.ca